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Jour 3 - Semaine scientifique du CINQ 2020

  • 27 May 2020
  • 1:00 PM - 3:00 PM
  • zoom.us

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jour 3 - MERCREDI 27 mai


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THÉMATIQUE  /THEME : RÉADAPTATION / REHABILITATION
 Étudiant : Philippe Patricio
 Titre : La stimulation cérébrale non invasive dans le traitement de la lombalgie chronique : une revue systématique avec méta-analyse
 Auteurs ou auteures : Philippe Patricio, Jean-Sébastien Roy, Antoine Rohel, Cynthia Gariépy, Camille Emond, Elodie Hamel, Hugo Massé-Alarie
 Résumé : 

Contexte : La lombalgie chronique (LC) engendre un énorme fardeau économique et social dans le monde. Les thérapies existantes pour la soulager n’ont que des effets faibles à modérés. La persistance de la douleur malgré les traitements pourrait être le résultat d'une altération des zones cérébrales impliquées dans le contrôle de la douleur. Par conséquent, des techniques de stimulation cérébrale non invasive (NIBS) peuvent être utilisées pour cibler ces structures afin de diminuer la douleur.

Objectif : Le but de cette revue systématique avec méta-analyse est d'évaluer l'effet des techniques de NIBS sur la douleur et l’incapacité chez les personnes atteintes de LC.

Méthodologie : Cinq bases de données ont été consultées (MEDLINE, EBM Reviews, Embase, CINAHL et Web of Science). La douleur et l'incapacité fonctionnelle ont été regroupées en fonction du nombre de séances (séance unique ou séances répétées) et de périodes de suivi (court terme ou moyen terme).

Résultats : Onze articles ont été inclus dont 7 dans la méta-analyse (n=453 participants). La stimulation transcrânienne à courant direct (tDCS) a été la technique la plus utilisée dans les études (7/11). Un effet significatif a été trouvé sur la douleur immédiatement après une session unique par rapport au placebo (p<0,01). Les séances répétées de NIBS, en combinaison ou non avec d’autres interventions, n'ont pas eu d'impact sur la douleur et l'incapacité à court terme ou moyen terme (p>0,05).

Conclusion : Les résultats actuels ne permettent pas de recommander l'utilisation des NIBS pour traiter la LC.

Étudiante : Ophélie Martinie 
Titre : Implication des voies cortico-cérébelleuses dans la planification motrice chez les enfants avec la paralysie cérébrale, un protocole
 Auteurs ou auteures : O. Martinie, M. Simoneau, C. Mercier, M. T. Robert
 Résumé : Introduction : Les enfants avec la paralysie cérébrale montrent une intégrité de la matière blanche diminuée par des lésions neurologiques précoces provoquant des atteintes motrices. Une des atteintes concerne la planification motrice, contrôlée par le système cortico-cérébelleux, lui-même altéré dans la paralysie cérébrale. Or, la relation entre ce système et la planification motrice dans la paralysie cérébrale est méconnue.

Objectif : Les objectifs sont 1) comparer la planification motrice entre des enfants avec la paralysie cérébrale et des enfants à développement typique et 2) déterminer la relation entre la planification et l’intégrité des voies cortico-cérébelleuses chez les enfants avec la paralysie cérébrale.

Méthodologie : Quinze enfants à développement typique et 15 enfants avec paralysie cérébrale âgés entre 8 et 17 ans seront recrutés et appariés selon l’âge et le sexe. Ils devront avoir un niveau I-III sur le Manual Ability Classification System. Ils participeront à 1) une session de neuroimagerie (reconstruction des voies cortico-cérébelleuses par imagerie de diffusion) et 2) une tâche de planification motrice (saisir et soulever un objet de 500g quinze fois avec la main dominante).

Analyse : Une ANOVA et des corrélations de Pearson permettront de comparer la planification (i.e., variabilité de la force de préhension en N/s) entre les groupes et d’identifier la relation entre performances et intégrité (i.e., anisotropie fractionnelle) des voies cortico-cérébelleuses. Une faible performance de planification motrice serait associée à une intégrité diminuée des voies.

Discussion : Ce projet permettra d’identifier des biomarqueurs de la planification motrice chez les enfants avec paralysie cérébrale.

 
 Étudiante : Estelle Gouriou
 Titre : Neurostimulation non invasive dans la maladie de Parkinson : étude de cas
 Auteurs ou auteures : Estelle Gouriou, Nicolas Mavromatis, Thérèse Di Paolo et Cyril Schneider
 Résumé : Introduction. La maladie de Parkinson (MP) se manifeste par des symptômes moteurs (bradykinésie, tremblements au repos, pauvreté du mouvement, raideur) et cognitifs (troubles du sommeil, dépression). La recherche en MP teste actuellement l’impact d’approches non pharmacologiques, non invasives, sans effet secondaire, sur les symptômes parkinsoniens. Ainsi, la stimulation magnétique répétitive transcrânienne (rTMS du cortex moteur primaire-M1) et la stimulation magnétique répétitive périphérique (rPMS des muscles) ont chacune montré des effets positifs sur les symptômes parkinsoniens mais sans persistance dans le temps. Les rTMS influencent la plasticité cérébrale et les rPMS réactivent le retour proprioceptif des muscles vers le cerveau et influencent le contrôle sensorimoteur.

Objectifs. Tester la différence d’effets aigus (en une séance) de trois protocoles de neurostimulation sur les symptômes parkinsoniens (évalués par UPDRSIII).

Méthodes. La participante (52 ans, non médicamentée, MP depuis 10 ans) a été testée dans trois protocoles différents de combinaison rTMS+rPMS (1 protocole par semaine) : rTMSplacebo + rPMSplacebo, rTMSréelles + rPMSréelles, rTMSréelles + rPMSplacebo. Symptômes parkinsoniens (score UPDRSIII) et plasticité cérébrale (TMS de M1) ont été évalués pré/post-stimulation à chaque séance.

Résultats et perspectives. Le score UPDRSIII s’est amélioré en aigu seulement pour la combinaison des stimulations réelles (et pas des rTMS seules), et ce, en parallèle de changements plastiques de M1. Ces résultats sont à reproduire pour un groupe de patients. Ils soulèvent l’hypothèse de l’efficacité thérapeutique des rPMS en MP.

 
 Étudiante : Tania Augière
 Titre : Effet de la douleur sur les processus d'intégration sensorimotrice : évaluation combinée de la performance motrice et des corrélats neuronaux.
 Auteurs ou auteures : Augière, T., Simoneau, M., Mercier, C.
 Résumé : Notre cerveau intègre des informations en provenance de nos sens (afférences visuelles, somatosensorielles...) et des commandes motrices. Cette intégration sensorimotrice est cruciale pour planifier et exécuter nos mouvements. La douleur induit des altérations à long terme au niveau des cartes sensorimotrices. Toutefois, peu d’études se sont intéressées à évaluer les mécanismes expliquant l’effet de la douleur sur l’intégration sensorimotrice. Pour étudier cette intégration, les tâches de conflit sensorimoteur (par exemple dessiner en regardant dans un miroir) sont particulièrement pertinentes puisqu’elles exposent les individus à une situation nouvelle où ces derniers doivent adapter leur stratégie pour réussir la tâche. Chez des personnes en santé, durant le conflit la performance motrice se dégrade et des mesures en électroencéphalographie montrent que le gain somatosensoriel est réduit et le gain visuel augmenté. Pour réussir le dessin, il est donc nécessaire de se fier à l’information visuelle et d’ignorer le retour somatosensoriel.

L’objectif de ce projet est d’évaluer les perturbations motrices et les corrélats neuronaux dans une situation de conflit sensorimoteur chez des personnes atteintes de fibromyalgie comparativement à des contrôles. L’hypothèse est que les personnes souffrant de fibromyalgie se fieront davantage aux afférences visuelles, plutôt qu’aux afférences somatosensorielles, pour guider leurs actions motrices. Vingt participants souffrant fibromyalgie et 20 contrôles en santé effectueront une tâche de dessin dans un environnement virtuel 2D. Les participants seront exposés à une situation congruente entre les informations visuelles et somatosensorielles ou à une situation de conflit (rétroaction visuelle pivotée de 120 ou - 120 degrés par rapport au mouvement). En parallèle des mesures comportementales, l’activité cérébrale sera mesurée par électroencéphalographie au niveau des cortex somatosensoriel et visuel. L’originalité de ce projet est de combiner une évaluation de la performance motrice à des analyses en électroencéphalographie afin de comprendre le rôle de la douleur sur le contrôle sensorimoteur.

 
 Étudiant : Mikael Desmons 
 Titre : Influence de la direction du courant de la stimulation magnétique transcrânienne sur l’excitabilité intracorticale et corticospinale de la représentation des muscles multifides
 Auteurs ou auteures : Mikaël Desmons, Amélie Desgagnés, Antoine Rohel, Catherine Mercier, Hugo Massé-Alarie
 Résumé : Les muscles multifides superficiel (sMF) sont impliqués dans le contrôle moteur de la colonne vertébrale lors de tâches posturales et volontaires. En fonction de la tâche, les sMF seraient contrôlés par différents réseaux de neurones. Les régions prémotrices dont l’aire motrice supplémentaire (SMA) semblent impliquées dans le contrôle postural alors que le cortex moteur primaire (M1) est le centre d’exécution du mouvement volontaire. La stimulation magnétique transcrânienne (TMS) permettrait de tester ces circuits en manipulant le sens du courant (postéro-antérieur (PA) : M1 / antéro-postérieur (AP) : prémoteur/SMA).

OBJECTIF: Déterminer si la direction du courant influence différemment les circuits du M1 et l’excitabilité des projections corticospinales impliquées dans le contrôle des sMF.

MÉTHODES : Dix participants ont été testés dans les deux directions de courant de la TMS (PA vs AP). La force de connexion corticospinale a été évaluée par une courbe de recrutement (90 à 160% du seuil moteur actif [AMT]). Les mécanismes de facilitation et d’inhibition intracorticales ont été testés par des stimulations pairées (80% puis 120% AMT, intervalles inter stimulus: 2-3-10 et 15ms).

RÉSULTATS : La direction AP produit une plus grande inhibition que la direction PA aux intervalles 2ms (p=0.003) et 3ms (p=0.018). Aucune différence n’a été observé entre les directions de courant aux intervalles 10ms et 15ms. La courbe de recrutement ne diffère pas entre les directions de courant.

CONCLUSION : La direction du courant influencerait différemment les réseaux de neurones impliqués dans l’inhibition intracorticale de la représentation des sMF.

 
 Étudiant : Kaven Hamel
 Titre : Mobilisation précoce suite à une fracture distale du radius: impact fonctionnel et mécanismes neurophysiologiques
 Auteurs ou auteures : Kaven Hamel, Élodie Traverse, Catherine Mercier et Véronique Flamand
 Résumé : La fracture distale du radius (FDR) est la plus commune dans les urgences. Au retrait du plâtre, des effets sensorimoteurs, fonctionnels, perceptuels et neurophysiologiques sont notés. Des études démontrent qu’une immobilisation brève améliore les capacités sensorimotrices et la reprise des activités, or l’influence d’une intervention de mobilisation précoce sur le fonctionnement neurophysiologique, perceptuel et leurs liens avec la récupération fonctionnelle ne sont pas bien compris. Objectifs : 1) Comparer les changements corticaux et fonctionnels entre des individus ayant subi une immobilisation longue et ceux ayant fait une mobilisation précoce. 2) Comparer l’influence des deux interventions sur la perception du membre. 3) Déterminer les associations entre la récupération fonctionnelle, la perception du membre et les changements corticaux.

Méthodes. Une étude de cohorte prospective sera réalisée auprès de 30 adultes ayant subi une FDR. Les critères de sélection sont : ≥50 ans; FDR fermée et extra-articulaire; absence de neuropraxie. Le groupe expérimental (mobilisation précoce) débutera des exercices à 10 jours. Les 2 groupes participeront à 3 séances d’évaluation aux 10e jour, 6e et 10e semaines post-opératoires. Chaque séance comportera des mesures de la fonction sensorimotrice, de la perception du membre ainsi que de la carte motrice du muscle extenseur radial du carpe à l’aide de la stimulation magnétique transcrânienne.

Résultats. Étape de recrutement en cours. Les résultats descriptifs du premier participant seront présentés.

Discussion. L’étude va approfondir notre compréhension de l’impact d’une mobilisation précoce sur les changements fonctionnels, perceptuels et neurophysiologiques des individus ayant subi une chirurgie après une FDR.





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